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Au cours des trente dernières années, le programme d'apprentissage du 21e siècle est devenu un sujet de discussion central parmi les systèmes d'éducation dans le monde entier. En effet, les systèmes scolaires canadiens font partie intégrante de ce débat : les ministères provinciaux, les ministères de l'Éducation, les commissions scolaires et un grand nombre d'écoles participent à un réseau international pour découvrir la façon dont les systèmes d'éducation, élaborés au début du 20e siècle, peuvent être transformés pour répondre aux besoins de la génération actuelle et de celles à venir.  Cet exposé  explore les forces qui façonnent les agendas d'apprentissage du 21e siècle et leurs répercussions sur les manières de penser relativement au but et aux résultats des écoles à l'égard des jeunes.

Au cours de l'année scolaire 2006-07, GénieArts a travaillé en collaboration avec Karen Hume pour élaborer un questionnaire permettant de mesurer l'implication des élèves avant et après leur participation à un projet GénieArts. Ce rapport résume les résultats fournis par les premiers questionnaires relatifs à l'implication de l'élève mettant l'emphase sur l'implication de l'étudiant et l'évaluation du questionnaire. Le rapport résume les réponses des élèves ayant rempli le questionnaire, compare l'implication de l'élève avant et après GénieArts, et identifie les points forts et les points faibles du questionnaire pour des révisions ultérieures.

Cet examen de parcours l'impact de GénieArts sur une période de trois ans à l'école de Caslan, une petite école K-9 située à 200 kilomètres au nord-est d'Edmonton fréquentée par 130 élèves de la communauté métisse de Buffalo Lake. Avec  un historique de médiocres résultats, d'assiduité, de comportement et d'implication parentale ainsi qu'un taux de rotation de personnel, l'école a fait appel à GénieArts pour obtenir de l'aide. En tout, 70 projets de collaboration ont été entrepris, impliquant tous les niveaux d'étude et de nombreux secteurs de curriculum, la majorité reliée aux sciences ou les études sociales. L'école s'est transformée en une exposition de l'art et de la culture métisse, les élèves ont été mis en contact directement avec de multiples facettes artistiques, et leurs expositions et spectacles ont créé une fierté et une implication nouvelles tant de la part des parents que des élèves. Pour ce qui a trait aux cinq objectifs de l'école de Caslan au niveau de l'implication de GénieArts, les conclusions ont été mitigées.

Cette revue des coordonnées fournit un « cliché » des impacts d'une variété de projets de GénieArts sur les enseignants, les élèves et les 15 communautés autochtones hors réserves concernées. Les projets GénieArts ont été entrepris tant au niveau primaire que secondaire et variaient considérablement quant au nombre de participants, à la durée du projet, au nombre d'enseignants et aux formes artistiques explorées. À partir de ces projets, il a été possible de tirer un certain nombre de leçons importantes reliées à l'intervention de GénieArts ; elles se résument en quatre questions d'envergure : 1) Qu'est-ce qui fonctionne au niveau des écoles ? ; 2) Quels sont les indicateurs et les facteurs contribuant au succès du projet ? ; 3) Quelles sont les composantes qui permettent le succès d'un partenariat au niveau de la classe ? ; 4) Que peut-il être fait pour pouvoir répliquer ou étendre ce succès à d'autres écoles ?

Cet exposé développe la théorie de l'apprentissage de GénieArts centrée sur le concept de l'implication de l'élève. En compilant les résultats d'environ une douzaine d'études de recherche interne sur l'apprentissage de l'élève et l'efficacité d'un programme rassemblée au cours des huit premières années de GénieArts, ce rapport en établit le sommaire, accompagné d'un certain nombre de rapports établis par des chercheurs indépendants, afin de fournir une synthèse des orientations possibles à donner au travail à l'avenir.